En route vers Emmaüs ?

Luc 24.15 et 16 – Pendant qu’ils parlaient et discutaient, Jésus s’approcha et fit route avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

Ce texte ci-dessus cité, n’est qu’une portion du passage de Luc 24.13 à 33 qui relate l’histoire de deux disciples de Jésus sur le chemin d’Emmaüs. (A lire)

Lorsqu’on parle ici de disciples, il s’agit bien des gens qui ont cru au Seigneur Jésus, qui l’ont suivi, l’ont écouté et qui ont travaillé avec Lui. Ils ont été témoins de toutes les promesses qu’Il leur a faites à commencer par sa résurrection. Mais trois jours après sa mort, le désespoir a envahi le cœur de ces deux disciples et tout tristes, ils ont choisi de s’éloigner des autres frères et de la ville de Jérusalem où ils devaient tous attendre la résurrection de Jésus-Christ car les choses ne se passaient comme ils espéraient dans  »la forme et le temps ».

Nos versets de base cités en début, montrent que sur le chemin, ils parlaient et discutaient de tout leur chagrin. C’était à un tel point que lorsque Jésus s’approcha et même marcha avec eux, ils ne le reconnurent point parce que leurs yeux et même leurs cœurs étaient empêchés par le désespoir.

Bien-aimées, notons que le désespoir entraîne la tristesse, l’éloignement et l’aveuglement. Il est très important qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous évaluons de temps en temps notre position dans le Seigneur, surtout lorsque nous sommes confrontés à des situations difficiles, lorsque ce que nous espérons de Dieu tarde à venir.

Nous avons souvent tendance à nous focaliser sur le côté négatif des événements, des situations, à en discuter, les murmurer, les tourner et retourner à tel enseigne que cela prend le dessus sur notre foi, notre espérance en Dieu. Certes, les difficultés sont des réalités que nous traversons à un moment donné. Mais prudence, car le diable peut les utiliser comme appât pour faire éloigner les enfants de Dieu car le prédateur n’attaque que la brebis égarée. Donc, il est important de garder nos cœurs et croire aux promesses de notre Seigneur, ce qu’Il veut pour nous. Quelle promesse a-t-Il fait par rapport à telle situation ? Voilà de quoi nous devons nourrir nos cœurs, nos pensées. Voilà ce que nous devons déclarer.

Que nous nous souvenions aussi combien de fois, comme pour ces disciples, le Seigneur s’est-Il approché de nous, pour nous exhorter, affermir notre foi, nous rappelant ses promesses par les messages de ses serviteurs, les paroles d’encouragement, les gestes des frères et sœurs. Et jusqu’à quand nous laisserons-nous aveuglées, empêchées de l’entendre et de le voir, savoir qu’Il est près de nous, qu’Il marche avec nous et ne nous a jamais abandonnées ?

Dans Luc 24.30 à 33, leurs yeux s’ouvrirent enfin. Ils reconnurent sa voix et ses faits et ils retournèrent sur le champ retrouver les autres frères à Jérusalem. C’est là qu’ils ont eu la confirmation de la résurrection de Jésus. Leur attente comblée car il leur apparut ensemble et ils n’ont pas raté leur part de bénédictions car le Seigneur les bénissait chaque fois jusqu’à sa montée au ciel.

Dans Jean 10.27, le Seigneur Jésus nous dit :  »Mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais et elles me suivent ».

Bien-aimées, apprendre à entendre et à reconnaître la voix de notre Seigneur est conséquent à notre relation personnelle avec Lui, c’est aussi le connaître en profondeur afin de distinguer sa voix et elle est toujours en rapport avec sa Parole.

Comme ces deux disciples, entendons Sa voix, reconnaissons Ses faits et revenons à temps de notre chemin d’Emmaüs afin d’avoir part à notre espérance, à nos attentes car il n’est point un homme pour mentir. Il accomplit toujours ce qu’Il a dit.

Même si la promesse tarde, attendons-la, car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement (Habacuc 2.3).

Que le Seigneur vous bénisse !

Christiane

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.